
PARABOLES DU SEIGNEUR
LES PARABOLES DU SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
INTRODUCTION
Dans cette série d'enseignements, je vous propose d'étudier en profondeur, pourquoi Le Seigneur aimait enseigner en paraboles et aussi voir avec détails la signification de chacune de ces paraboles.
La première question qu'on se pose souvent est toujours celle de savoir, pourquoi Le Seigneur enseignait en utilisant les paraboles ? Pourquoi quand Il cherchait à ouvrir l'intelligence de gens à certaines vérités divines, Il le faisait en utilisant des paraboles ?
Il y a deux directions dans lesquelles nous pouvons trouver la réponse à ces questions. La première est purement historique. Les juifs étaient habitués aux enseignements faits avec des paraboles. Pour conduire les hommes à voir la vérité par ce moyen était donc une méthode que les docteurs de la loi utilisaient.
Nous pouvons le voir dans l'ancien testament comme en 2 Samuel 12 : 1-7. Le Roi David semblait vivre une vie normale après avoir tué un homme et avoir pris la femme de ce dernier. Le prophète Nathan est donc venu lui raconter une histoire pour lui ouvrir l'intelligence.
Esaïe 5 : 1-7, nous relate une autre parabole.
Quand Le Seigneur utilisait les paraboles, c'était juste une méthode bien connue et maitrisée par les prophètes et beaucoup utilisée.
L'autre raison pour laquelle Le Seigneur utilisait les paraboles était que Son ministère s'adressait d'abord aux juifs, car c'était la caractéristique de la pensée des juifs d'être très pratique. La grande différence qu'il y avait entre les juifs et les grecques était que les Grecques aimaient argumenter juste pour le plaisir d'argumenter. Que l'argument produise une conclusion et une action ou pas, n'était pas important pour les Grecques. Par contre les juifs devaient absolument parvenir à la conclusion leur pensée était formée telle qu'ils doivent finalement poser la question : QUE DOIS-JE MAINTENANT FAIRE ?
Cette méthode est assez universelle à chaque personne, car chacun de nous a tendance à penser avec des images car c'est quand-même difficile de capter les idées abstraites.
Les philosophes peuvent donc discuter toute la journée sur la définition de la beauté mais sans bien sûr se comprendre. Mais si l'un d'eux désigne une belle femme, ici la beauté est personnifiée. Si Le Seigneur amenait juste des idées abstraites, beaucoup n'allait pas du tout comprendre ses enseignements.
L'autre raison pour laquelle Le Seigneur utilisait les paroles est que une parabole a été définie comme « une histoire terrestre avec une définition céleste » en fait, pour dire que Le Seigneur utilisait dons les choses terrestres afin d'amener la pensée de l'homme aux choses spirituelles, comme l'Apôtre Paul le dit si bien dans Romains 1 : 20 « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages... »
Le Seigneur enseignait aux gens de voir les opérations de Dieu avec leurs yeux, du lever du soleil, à la tombée de la pluie et dans la pousse des plantes. En d'autres mots si quelqu'un veut vraiment connaitre Dieu, il n'a qu'à contempler tout ce qu'il y a autour de lui.
La plus grande de raisons pour lesquelles Le Seigneur utilisait les paraboles était qu'il voulait persuader les hommes à avoir un jugement attentif sur les choses avec lesquelles ils étaient habitués, et transférer ce jugement a la compréhension et la connaissance de Dieu.
Le Seigneur racontait des histoires dont chacun pouvait voir la définition par son propre jugement.
Quand nous étudions une parabole, souvent nous asseyons, nous lisons, nous commençons à y réfléchir, nous l'analysons et faisons ressortir son message profond. Nous y intéressons et souvent sa beauté touche nos cœurs. Mais il peut arriver qu'après tout ceci, nous n'avons toujours pas réalisé que chacune de paraboles du Seigneur était spontanée. Elles n'étaient pas composée d'avance dans un bureau, elles venaient selon les situations.
Il y a pourtant un dernier point a cette introduction avant que nous puissions interpréter chacune de ces paraboles. Lens gens aiment bien interpréter les paroles de manière allégorique. Une allégorie, est une histoire dans laquelle chaque personne, chaque évènement, chaque détail a une propre signification différente de ce qu'on entend. Retenons que les paraboles étaient souvent racontées à une audience de personnes, et non lis. Et souvent une parabole était racontée une seule fois seulement, comme un enseignement. Elle est comme une épée qui transperce les pensées profondes de l'homme.
Il y a deux choses qu'il faut retenir :
1. Pour bien comprendre une parabole, nous avons besoin d'avoir la connaissance dans laquelle elle a été racontée, ainsi elle peut être interprétée à la lumière de cette circonstance. Parfois, il arrive que nous ne connaissions pas les circonstances et devons essayer de les reconstruire, mais si nous les connaissons, elles doivent guider notre interprétation.
2. Nous devons aussi savoir qu'il est presqu'impossible de trouver « toute la vérité » chrétienne dans une seule parabole. Chaque parabole prononcée par Le Seigneur était simplement pour illustrer un seul aspect de vérité selon le moment.
CHAPITRE I
LE SEMEUR ET LA SEMENCE
Mat. 13 : 1-9 ; Marc 4 : 1-9 ; Luc 8 : 4-8
La première parabole
Selon les écrits de Mathieu, celle-ci est la première parabole de Notre Seigneur. C'était une habitude, en Palestine de voir des foules suivent des rabbins partout afin d'avoir ou d'entendre de la sagesse de leur part.
Ici nous voyons Le Seigneur JESUS qui marchait au bord de la mer, et une foule de gens voulait absolument l'entendre au point qu'Il était presque pousse dans la mer. Pour échapper au fait d'être pousse dans la mer par la foule, Le Seigneur a embarque dans une pirogue. Et dans la pirogue, il s'est assis, comme c'était l'habitude aux enseignements de la loi de s'asseoir et d'enseigner.
Pour cet enseignement, il est possible que Le Seigneur fût en train de décrire quelque chose qu'Il voyait se passer pendant qu'Il parlait, il y avait surement des semeurs qui sème dans leurs champs pendant qu'Il prenait la parole pour enseigner.
LES SORTES DE SOL
Dans cette parabole, nous trouvons quatre sortes de sol.
1. En fait, des terrains entiers étaient partages aux cultivateurs, et entre les espaces partagés, il n'y avait pas des clôtures, mais il y avait plutôt des passages bien organises afin que les gens se déplacent d'un champ à l'autre. Et donc plus les gens y marchaient, plus ils devenaient dur comme le pavement. Si donc un grain ou une semence y tombait, les gens pouvaient marche dessus te la détruire.
2. Il y avait les endroits rocheux. Ceci ne veut pas dire qu'il y avait des pierres dans les champs. C'est juste qu'en Palestine, il y avait plutôt des endroits ou la terre couvrait de quelques centimètres des rochers. Si une semence était jetée a un endroit comme celui-là, elle avait souvent des soucis de croissance surtout à cause du soleil qui chauffait le rocher en dessous.
3. Le sol des épines. On peut bien sûr coupe les épines afin de semer. Mais si les grains des épines sont toujours dans le sol, si on sème des semences dessus, les épines repousserons très vite et étoufferont les nouvelles semences.
4. La bonne terre. Elle était si réceptive à la bonne semence. Elle était si profonde de manière à permettre aux racines de s'enfoncer et de nourrir les plantes.
Il y a deux façons d'interpréter cette parabole.
Commençons avec celle que nous pouvons appeler interprétation traditionnelle : Cette interprétation dit que la parole de Dieu est toujours bonne, mais le résultat dépend du cœur dans lequel elle est tombée. Selon cette interprétation les différents sols sont en fait les différents états du cœur de l'homme.
A. Il y a un passage. Ce qui se réfère plutôt à un cœur fermé. Et puisque ce cœur est fermé, la vérité ne peut de Dieu donc pas y entrer. Il y a multiples causes :
- Un cœur paresseux = Certaines personnes sont paresseuses dans le cœur au point qu'elles ont du mal à réfléchir. Elles ne veulent donc pas qu'on les dérange à stimuler leur pensée. Il y a des moments dans la paresse du cœur de l'homme ou penser est impossible. Nous sommes des créatures qui réfléchissent, si penser, réfléchir devient impossible, nous nous fermons simplement à la vérité de Dieu.
- Un cœur arrogant = Certaines personnes pensent qu'elles connaissent déjà tout, et elles n'ont plus besoin d'apprendre. C'était en fait l'attitude des pharisiens vis-à-vis u Seigneur JESUS. Ils ne voulaient rien entendre de la part du Seigneur JESUS. C'est de là qu'est venue leur intolérance vis-à-vis du Seigneur
- Un cœur qui a peur = Il est possible de fermer son cœur, consciemment ou inconsciemment à ce qu'on ne veut pas considérer comme vérité. En Psaumes 53 : 1 nous lisons que : « l'insensé dit en son cœur : il n'y a point de Dieu... » Le mot insensé (fou) ne veut ici designer un homme sans cerveau ; il veut dire un homme qui ne veut réfléchir. Qui renie l'existence de Dieu, non pas puisqu'il est intellectuellement convaincu que Dieu n'existe pas, mais puisqu'il ne veut simplement pas que Dieu existe.
B. L'endroit rocheux, qui désigne ceux dont la foi n'est pas profonde. En fait, il n'est pas facile d'être chrétien, mais c'est facile de commencer. Le Seigneur à ce sujet, aimait bien exhorter les gens à toujours prendre en compte ce que ça leur coutera de LE suivre. Le chapitre 10 de l'Evangile de Mathieu est une longue exhortation à ce que ça coute de devenir ou être un disciple. La foi chrétienne doit toujours être profonde.
C. Les épines, représente les occupations de la vie qui ne permettent pas finalement à la foi chrétienne de se développer. (1 Rois 20 :38-40). C'est possible d'être vraiment occupe au de ne même plus savoir comment est notre vie. Il est possible d'être si occupe au point d'oublier l'essentiel ou la nécessité d'être chrétien.
D. La bonne terre. Dans les trois premiers cas, il y a une interprétation attachée. Et certains pensent que Le Seigneur n'avait pas parlé de ce quatrième cas, et que c'est plutôt l'église qui l'a ajouté à cette parabole. Si nous prenons les trois interprétations, nous aurons donc une image d'un bon auditeur :
(a) Mathieu 13 :23 nous dit qu'un bon auditeur COMPREND la parole Ce qui veut dire, qu'il n'entend pas simplement, mais il fléchit son cœur et demande : « qu'est-ce que ça veut dire ? Il ne stop pas de réfléchir sur ce qu'il a entendu
(b) Marc 4 : 4-20 nous dit qu'un bon auditeur ACCEPTE la parole, Ce qui veut dire qu'il la met directement dans son cœur. Souvent, nous disons qu'un mauvais auditeur écoute d'une oreille et laisse sortir de l'autre. Accepter quelque chose dans le cœur, c'est simplement dire que nous la possédons réellement, et faisons d'elle une part de nos pensées et de notre vie.
(c) Luc 8 :15 nous dit qu'un bon auditeur RETIENT ferme à la parole. Ce qui veut dire qu'il accepte cette vérité de manière à obéir quelles que soit les circonstances ; il ne le fait selon que cela lui convient et n'y fais pas attention selon que cela ne lui convient pas.
Ainsi donc dans cette interprétation traditionnelle, cette parabole veut dire que si nous fléchissons nos cœurs afin de trouver l'importance de la parole de Dieu, si nous l'acceptons de manière à en faire part de notre être tout entier, elle nous rendra capable de porter des fruits merveilleux.
Il y a aussi l'interprétation moderne. Cette parabole était racontée aux disciples du Seigneur, afin d'affronter leur désillusion et leur découragement. Les disciples tenaient JESUS pour la personne la plus merveilleuse de ce monde, qui parlait avec sagesse et autorité comme ils ne l'avaient jamais entendu. Mais en plus de tous que Le CHRIST était, il y avait autour de LUI, une grande hostilité ; et une bonne partie de ses enseignements semblait être en vain. Il semble donc que si Le Seigneur avait raconté cette parabole, c'était en fait pour rencontrer ou réveiller les non-dits qui étaient dans les cœurs de ses disciples : « Maitre, tu fais un si grand travaille mais pourquoi si peu d'adhésion parmi le peuple ? » Et donc l'interprétation de cette parole est que « Malgré la quantité de semence qu'on pense avoir perdu, à la fin, la moisson est certaine. » On peut ainsi trouver cette interprétation dans l'Evangile de Mathieu 13 : 8. Reconnaissons qu'aucun bon cultivateur ne refusera de semer sa semence juste puisqu'il pense que certaines de ses s ne pousseront pas. Il sait que même si certaines de semences ne pousseront pas ou ne croitrons pas, il y aura quand-même une moisson. De cette interprétation moderne, nous pouvons noter et retenir deux choses :
(a) Nous ne devons jamais nous décourager même si rien ne semble arriver.
(b) Nous devons être préparé à prendre le risque. Chaque fois qu'un semeur sème, il prend le risque en fait, car beaucoup des choses peuvent arriver avant la moisson. Ecclésiaste : 11 : 4 que : « celui qui observe le vent ne sèmera point, et celui qui regarde les nuages ne moissonnera point. ». Il est vrai que si nous attendons le temps parfait, nous ne ferons jamais rien.
Dans le deuxième chapitre, nous discuterons du Royaume de Dieu pour comprendre sa conception et son importance.